Déco et Art : mes rencontres de l’été

La déco sur la route de l’art

L’été ça bouge, et j’aime ça !
Du coup, l’été est propice aux rencontres, voire aux belles rencontres. Car si on a un peu de curiosité, on peut découvrir de jolies créations, et derrière les oeuvres, des artistes très talentueux.

Allez je vous emmène sur la route de mon été, et je vous parle surtout de ces belles rencontres artistiques.

 

En mai, Déco et Art à Antibes (Alpes Maritimes)

C’est en flânant dans le vieil Antibes, que mon oeil est attiré par une galerie dont la vitrine est haute en couleurs. C’est la galerie Kino. Quelle chance ! Car la galerie vient d’ouvrir, ils viennent juste de faire l’inauguration. Je découvre les tableaux de cet artiste peintre, sculpteur, contemporain, et son travail de « painting assemblage ». Et double chance, Jack Kino, présent ce jour là, rejoint la conversation commencée avec sa charmante épouse et nous parle de ses inspirations et de ses créations. Nous échangeons aussi sur ses collaborations avec des décorateurs, notamment pour des hôtels. Ravie, une reproduction dédicacée sous le bras, je me félicite de cette belle rencontre.

Déco et Art Jacq Kino

 

 

Pour en voir et en savoir plus https://www.jacq-kino.com/
Galerie Kino 12 bd d’Aguillon 06600 Antibes

 

En juillet, Déco et Art à Saint Rémy de Provence (Bouches-du-Rhône)

Sans être tout à fait voisine de St Rémy, je n’en suis pas très loin. C’est donc une ballade pour le plaisir qui me fait découvrir au détour d’une ruelle une petite galerie de sculptures. C’est l’artiste elle-même qui tient cette galerie provisoire. Dové, je ne la connaissais pas du tout. Pourtant elle est de la région. Je suis très attirée par les sculptures de buste et aussi celles des femmes au double visage. Je ressens une grande sensibilité et beaucoup d’émotion dans ses oeuvres. Le dialogue s’installe, et elle en dit plus sur ses sources d’inspiration et son travail. Mais bon, on n’a pas assez de temps, il faudrait creuser pendant un stage… parce qu’elle en fait aussi. En attendant, je craque pour un joli couple de bustes : déco et art, c’est vraiment une belle association.

Déco et Art Dové

 

 

Pour en voir et en savoir plus http://dove-sculpture.fr/
759 i avenue de la Canebière 84460 Cheval-Blanc

 

En août, Déco et Art Lille (Nord)

Là encore, c’est la curiosité qui me fait entrer dans cette petite galerie au 16 de la rue des Vieux Murs à Lille, où plusieurs artistes exposent. Je suis sous le charme d’une toile de Kowalczuk, de la série New York… tellement réaliste que j’ai l’impression d’y être. Un autre tableau m’interpelle aussi : de la série Cicatrice de Jack Magedi… et c’est justement lui qui tient la galerie ce jour là ! Très gentiment, et malgré l’heure tardive, il ouvre les portes de la future galerie qu’ils vont ouvrir juste en face, au numéro 15. En plus des tableaux et sculptures, c’est l’occasion de découvrir aussi l’atelier des artistes. Un très bel endroit pour mettre en valeur de belles créations. Mais je n’ai pas craqué… enfin pour cette fois…

Lill'Art Gallery

 

Pour en voir et en savoir plus http://www.lillartgallery.com/
15 rue des Vieux Murs 59800 Lille

La Villa Cavrois : l’oeuvre de Mallet-Stevens

Naissance et renaissance d’une oeuvre architecturale

Prenez les manteaux, écharpes, gants et bonnets : on part dans le Nord. Pas n’importe où dans le Nord : juste à côté de chez moi (vous en apprenez un peu plus sur moi au fur et à mesure…). Je sais, au niveau climat, ce n’est pas la meilleure période, mais croyez moi, cette visite le vaut bien. C’est près de Lille que je vous emmène, à Croix exactement, pour visiter la maison Cavrois.    

Cavrois
Villa Cavrois – Croix – Crédit photo : Takahashi

Cette villa a une très belle histoire, un peu conte de fées.  Je vais vous en donner les grandes lignes en espérant vous donner l’envie, si ce  n’est de vous rendre à Croix pour la visiter, au moins pour voir le site qui lui est consacré.

Paul Cavrois, industriel du textile, commande, en 1929, une villa  à l’architecte Robert Mallet-Stevens, avec pour principales attentes : « air, lumière, travail, sports, hygiène, confort et économie ». Il souhaite pour sa famille un cadre de vie sain, confortable et moderne. Il lui laisse toute liberté  pour concevoir la maison familiale, la seule condition étant de respecter le budget.

La maison est inaugurée trois ans plus tard… on ne le sait pas encore mais elle deviendra l’oeuvre emblématique de Mallet-Stevens.

En effet, bien plus qu’une villa, c’est un château moderne que Mallet-Stevens livre à la famille Cavrois. Ses dimensions sont impressionnantes : elle a une façade de 60m de long,  et 2800 m2 de plancher. Elle est d’avant-garde : de nombreux toits-terrasses,  un équipement de pointe : ascenseur, chauffage central….

Et Mallet-Stevens ne se contente pas de l’architecture, il dessine tout le décor et le mobilier : c’est une oeuvre aboutie.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la villa Cavrois est occupée par l’armée allemande et transformée en caserne. Au lendemain de la Libération, les Cavrois font modifier la distribution intérieure de la villa par l’architecte Pierre Barbe, qui aménage deux appartements pour les fils de la famille.

À la suite du décès de Madame Cavrois, en 1986, le mobilier dessiné par Mallet-Stevens est dispersé et la villa est mise en vente. Acquise par un promoteur immobilier, la demeure est promise à la destruction et le parc est loti. Le classement au titre des Monuments historiques en 1990 ne suffit pas à sauver la villa : le propriétaire la laisse volontairement se dégrader sous l’action conjuguée des squatteurs et des pillards.
En 2001, l’État achète la villa et la partie centrale du parc. D’importants travaux sont immédiatement engagés par la direction régionale des affaires culturelles – DRAC du Nord-Pas-de-Calais pour restaurer le clos et le couvert.

Treize ans sont nécessaires pour restaurer la villa et son parc dans leur état de 1932. Ce chantier exceptionnel a nécessité des recherches historiques et archéologiques pointues, et a mobilisé les savoir-faire d’artisans hautement qualifiés, afin de restituer le plus fidèlement possible le dessein de Mallet-Stevens. Et je le dis : ils peuvent être fiers du résultat et de leur travail.

A cette très belle visite, s’ajoute une anecdote personnelle, que je partage avec vous. Ma famille maternelle est originaire de Croix,  et ma Maman a bien connu la maison Cavrois, notamment pendant la période d’occupation : après le départ de l’armée allemande, la maison est restée inoccupée quelques temps, et les petits croisiens ont trouvé dans ce château une aire de jeux digne de ce nom ! Parmi eux, il y avait Maman.  C’est avec beaucoup de plaisir qu’elle m’a donc accompagnée pour admirer la renaissance de la Villa Cavrois, et me faire partager ses souvenirs au fur et à mesure de notre visite. Je garde de ce moment Emerveillement et Emotions.

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Site web : http://www.villa-cavrois.fr

 

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Le Style « Castaing »

Madeleine Castaing (née Marie Madeleine Magistry le 19 décembre 1894 à Chartres, et, décédée le 17 décembre 1992 à Paris) est une antiquaire et décoratrice française.

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Madeleine Castaing

Elle épouse en 1915 le critique d’art Marcellin Castaing, de 20 ans son aîné, réputé pour son impressionnant culture littéraire et artistique. Il lui offre dans les années 1920 une gentilhommière néoclassique dont elle rêve depuis longtemps dans la campagne de Chartres, afin qu’elle puisse se « défouler », et exprimer sa vocation naissante pour la décoration.

Les Castaing sont des mécènes, essentiellement de peintres de l’Ecole de Paris et d’artistes de l’académie de la Grande Chaumière. Madeleine est l’amie d’Erik Satie, de Maurice Sachs, de Blaise Cendrars, d’André Derain, de Jean Cocteau (dont elle aménage la maison à Milly-la Forêt), de Chagall, d’Iché, de Pablo Picasso, de Henry Miller, de Louise de Vilmorin, et de Francine Weisweiller (dont elle décore la villa de Saint-Sospir à Saint-Jean-Cap-Ferrat).

A partir des années 1930, les choix artistiques de Madeleine Castaing jouent un rôle considérable dans le monde de l’art, aussi bien à travers sa profession d’antiquaire que dans son métier de décoratrice. Elle ouvre sa galerie d’antiquités rue Jacob à Paris en pleine guerre.

gentilhommière de Lèves - Castaing
Gentilhommière de Lèves

Elle initie le style bourgeois-bohème-chic et libère les codes classiques de leurs carcans stylistiques. Son style particulier impose le mélange des genres et d’ambiances. Sa personnalité originale et fantasque lui permettent de mélanger, même à l’époque, une moquette au motif léopard et du mobilier style Napoléon III, d’y ajouter des meubles exotiques en bambou, et des objets chinés .

Elle met l’accent sur la matière en jouant avec de belles étoffes, aux motifs variés (losanges, faux léopards, rayures bayadères, chintz, motifs cachemires). Elle met la couleur bleue à l’honneur, bleu clair et intense qui lui sert souvent de signature. Madeleine Castaing s’inspire de l’esthétique néoclassique, en l’interprétant à sa manière. Selon sa propre devise, la décoratrice d’intérieur fait des maisons comme d’autres font des poèmes. Son disciple principal, l’architecte Jacques Grange, évoque à son propos « des émotions que l’on ne connaissait pas jusqu’alors dans le monde de la décoration ». Ces émotions influencent encore aujourd’hui les décorateurs et architectes d’intérieur français et étrangers.

J’ai un coup de cœur pour Madeleine Castaing, d’abord parce qu’elle est autodidacte. Je perçois, dans ses réalisations qu’elle s’est laissée porter par sa sensibilité féminine et sa culture artistique, nourrie de son métier d’antiquaire et de ses échanges avec des artistes. Son style inspire une grande liberté dans le mélange des genres, et demande une grande maîtrise, sans laquelle on peut vite être dans la fausse note.

Histoire de calendrier…

Mon agenda me dit qu’aujourd’hui nous sommes le 10 novembre… il me rappelle surtout qu’il ne reste que 20 jours pour préparer le calendrier de l’avent !!
Le rituel devrait pourtant être bien rodé : ça fait déjà 21 ans qu’on l’expérimente. Pourtant, chaque année, on se fait rattraper par le calendrier… mais jamais dépasser : nous sommes toujours prêts au 1er décembre.

calendrier-avant-2009Allez je prends quelques minutes, et je vous raconte comment nous avons fait du calendrier de l’avent une tradition familiale.
On a commencé, comme tout le monde, je crois, alors que ma fille devait avoir 1 an 1/2 par l’achat d’un calendrier traditionnel avec les chocolats.
Très vite, je l’ai fait évolué en achetant un support (un joli père Noël) avec 24 petites poches que je pouvais remplir au gré de mes envies.
Bien sûr, il y avait toujours des chocolats, mais aussi des petits accessoires de poupée mannequin que j’emballais rapidement avec du papier de
récupération. Ma fille m’a raconté, bien plus tard, que son plaisir était de venir regarder en cachette les surprises que lui réservaient les pochettes à venir, et parfois même de les intervertir !! Plaisir d’enfants…

Tout naturellement, à la naissance de mon fils il y a eu un 2ème calendrier (un beau sapin), et le rituel s’est installé d’année en année.
Précision importante : chez nous, c’était St Nicolas qui amenait les calendriers de l’avent, avec toute la mise en scène qui s’impose.
Je suis originaire du Nord, et les traditions de nos cousins belges ont traversé la frontière.
Aussi, quand la magie du Père Noël et de St Nicolas n’a plus opéré pour mon fils, j’ai eu envie de réinventer notre rituel, et j’ai proposé, à la famille, une nouvelle dynamique : comme nous étions quatre, chacun d’entre nous aurait six pochettes à ouvrir à tour de rôle. Les pochettes seraient à remplir par des petites trouvailles ne dépassant 3€ (et ça, c’est un véritable challenge !), et les achats se feraient par équipe de deux.

Mon idée a été adoptée à l’unanimité!

calendrier-avent

Depuis, d’année en année, nous devons faire preuve de beaucoup d’imagination pour continuer à surprendre et faire plaisir.
Vous allez me dire : à moins de 3 €, que peut-on bien acheter ? Et bien, je vous met au défi : parcourez les magasins avec cette idée en tête, et vous verrez toutes les possibilités qui s’offrent à vous. Chaussettes, vernis, cadres, ustensiles de cuisines, petites gourmandises, bougies, vaisselles… et j’en passe : dans tous les rayons, vous pouvez trouver ! Du petit carnet utile à la cravate de Noël qui clignote, nous n’avons jamais été en panne d’inspiration.

Ensuite il faut le présenter : c’est tout aussi important ! Là aussi nous avons expérimenter : j’ai retrouvé des photos pour vous montrer.
Pour faire nos pochettes, nous avons définitivement fait le choix d’utiliser les magazines ou publicités papier : quelques agrafes et le tour est joué. On ajoute l’étiquette pour repérer le destinataire et le jour (on s’amuse à mettre les plus belles pochettes à la fin). Je dois vous avouer qu’à la maison c’est l’activité du 30 novembre : il y a une effervescence incroyable !! Chacun vient ensuite disposer ses pochettes sur le support choisi… et vient surtout repérer les
pochettes qui lui sont réservés : on touche, soupèse, essaie de reconnaitre une forme.
L’impatience est là, et s’installe pour les 24 prochains jours. Chaque jour, l’un d’entre nous ouvre sa surprise sous les yeux amusés du reste de la famille.
Même si nous sommes grands, la magie opère encore et toujours… et nous ne sommes pas prêts de renoncer à notre calendrier de l’avent.

Go to MET à New York !!!

D’abord parce que c’est un fabuleux voyage ! New York est une ville magnifique, avec un côté magique. Alors en attendant que vous prépariez votre séjour là-bas, je vous fais partager le mien.

poterie musée New YorkA New York, on en a plein les yeux, tout le temps : les gratte-ciels, la Grande Dame, Times Square, les hamburgers (oui, c’est aussi pour les yeux…) … et des musées, et pas des moindres, croyez moi ! D’ailleurs, je vous emmène directement au Metropolitan Museum of Art, un des plus grands musées au monde, plus communément appelé le MET, qui est situé au bord de Central Park (et rien que pour ça, la visite commence très bien). Vous êtes prêts ?

On remonte dans le temps, et on se déplace sur le globe : direction l’Egypte.

Pour tout vous dire, je ne suis pas particulièrement branchée pharaons et pyramides, j’ai du loupé quelques cours d’histoire…
Par contre, je suis fan de céramiques et de poteries : bols, assiettes, plats, tasses, j’en use et en abuse.

Et là aussi, j’en ai eu plein les yeux : des plats, des cruches, des gobelets, des jarres… autant d’objets en terre cuite permettant la préparation, le transport, le stockage et la consommation des vivres et des matières premières. Et quand je dis objets, ce sont de beaux objets, travaillés, peints, décorés. D’ailleurs, même si « quelques années » nous séparent de leur création, on pourrait les intégrer à notre décoration d’intérieur, et leur faire côtoyer nos ordinateurs et autres objets connectés. Je ne sais pas vous, mais moi je trouve ça assez incroyable…

Pensez-vous que nous marquerons aussi notre passage, et que l’on parlera de nous dans plusieurs millénaires ?
Vous avez raison : ce n’est pas le sujet. D’autant que j’ai des photos à partager avec vous. Pour le plaisir des yeux : ENJOY !

Metropolitan Museum of Art of New York : http://www.metmuseum.org/

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